De l’eau a coulé sous les ponts depuis que j’ai écrit mon dernier post (même si techniquement y’a pas beaucoup de pont, ni d’eau d’ailleurs où je me trouve, enfin bref…). Pour résumé mes aventures de ces derniers temps, je dirais dans le désordre et comme ça me vient à l’esprit, tout d’abord l’histoire de Pat’ l’Expat’ pata patapon !!!
« Bonjour monsieur RH, comment allez-vous ??? Très bien, merci, monsieur Michel si je vous ai fait venir aujourd’hui c’est pour vous proposer un nouveau poste dans notre cimenterie … au Caire … en Egypte !!! Ah bon, l’Egypte … il parle pas arabe là-bas ?!? »
Mais t’inquiète pas Monsieur Michel, t’es pas le seul expat’ au Caire. Et oui, le Caire compte parmi les plus grandes « colonies » d’expat’. (Ouais je sais colonie, ça fait un peu fort comme terme mais bon quand on voit les ghettos de richous qu’ils se sont construits au Caire, ça ressemble plus à la nouvelle Amérique qu’à Gizé !!!). Enfin bref, ici mon cher Pat’, tu vas pouvoir découvrir les joies de la vie enfermé dans un parc où y’aura que des gentils petits expat’ comme toi qui viennent de partout. La seule condition pour toi, c’est de parler Anglais ou du moins de faire semblant. L’accent français ??? C’est pas grave, ils parlent tous avec l’accent égyptien ici.
J’ai donc réussi à pénétrer l’espace restreint et très sélect des expat’ du Caire. Mais en fait, pour ça, il m’a juste fallu courir 8 km et boire trois pintes de bières (enfin je me souviens que de celle-là après j’ai arrêté de compter…). Je m’explique : Il existe un Club qui s’appelle HASH, du nom du patelin anglais où le premier club a été fondé. C’est un peu comme un Fight-club (pour ceux qui ont vu le film, pour les autres, c’est pas grave vous demanderez à ceux qui connaissent), ce club s’est multiplié et de nombreuses succursales se sont développées un peu partout dans le monde. A la différence du Fight-Club où le but est de se matraquer gentiment la tête, histoire de se défouler et libérer tout son spleen et tout son stress accumulé par nos journées de travail harassantes. Ici, il s’agit d’un club de course à pied pour gros buveur de bière, à moins que ce soit l’inverse… En gros, on t’emmène dans un petit coin de désert ou un grand parc quelque part dans les environs du Caire, tu cours beaucoup, un peu ou tu marches (à chacun son style, y’en pour tous les âges) puis pour se désaltérer et se filer des grosses crampe après ces quelques efforts, tout le monde se met en cercle et se met à chanter des chanson débiles en anglais et tout le monde a le droit de passer au milieu du cercle pour n’importe quelle raison, mais pour au final boire son grand godet de bière cul-sec devant tout le monde, histoire de donner une raison de plus à tout le monde de rechanter un coup la fameuse chanson à boire… Et oui, pour les grignonnais qui connaissent, c’est comme la trompette en bois (Et son Papa lui acheta une jolie trompette en bois, bois, bois, bois, bois, bois…). Résultat, je me suis retrouvé entouré de plein d’anglais et autres américains bien joyeux de tout âge, et y’a pas à dire, ça fait quand même du bien de boire un coup et de parler avec des gens qui ont une culture et un imaginaire collectif plus proche des siens. Après, tout est allé très vite, j’ai été invité à boire un coup et prendre une douche chez un gros américain qui adorait John Wayne, puis on est allé dans un resto chinois où les serveurs égyptiens se bridaient les yeux avec du rimmel. Ensuite je sais plus trop comment j’ai atterri dans une baraque immense en plein milieu de Maadi (le quartier top chicos du Caire). Y’avait un groupe de rock, plein de jeunes qui buvaient de la bière et parler tous un américain dont le volume avait tendance à monter plus la soirée avançait. Résultat : Une très bonne journée et une très bonne soirée, qui paraissent complètement surréelles et hors du contexte habituel où je vis. Mais y’a pas à dire, ça fait un bien fou de se lâcher de temps en temps. Même si ça me rend triste de voir que des gens qui travaillent en Egypte depuis des années ne parlent pas du tout égyptien et se contente de rester cantonner dans leur petit monde de privilégiés. Ca manque un peu d’ouverture d’esprit tout ça quand même mais bon, je sais maintenant à quoi ça peut ressembler l’expatriation.
A part ça, j’ai aussi passé une semaine tip-top géniale en compagnie de ma sœur pour noël. On se levait tous les jours à pas d’heure (bouh, c’est pas bien !!!) on visitait tranquillos le Caire à notre rythme sans aucune pression. On se faisait des restos trop bons, on prenait l’apéro tous les deux dans notre chambre au plafond de 5 mètres et aux couleurs super flashy (Imaginez un immense appartement haussmannien qu’on aurait jeté dans un pot de peinture rose). On a donc dépensé plein d’argent, et c’était trop bien, on a fait plein de shopping, on a dévalisé quelques boutiques et on s’est payé LE palace du Caire pour Noël. Au programme, piscine, salle de muscu, espace VIP open-jus de fruit et autres collations à volonté, pour finalement réveillonner dans un resto japonais avec un menu spécial sushis à volonté, et dépenser nos sous dans les machines à sous. Bref un Noël qui ressemble à tout sauf à un Noël mais qu’au moins on est pas près d’oublier !!!
Je suis en suite retourner dans mon petit désert où beaucoup de travail m’attendait… Après avoir récolter des centaines de kilos de carottes, de haricots verts et de tomates, j’ai du les compter, les peser, les mesurer, les analyser pour obtenir au final plein petits graphiques sortis tout droit de mon petit logiciel de statistique… Youpi !!!
Enfin pour finir, après moult entretiens téléphoniques, j’ai réussi à décrocher le stage qui tue et dont j’osais même pas imaginer l’existence. Je vais faire un stage en analyse sensorielle chez Pernod Ricard, sur devinez-quoi ?!? Le pinard (, parce que le pinard c’est obligatoire comme dirait mon parrain…). Elle est pas belle la vie même pas besoin d’attendre l’apéro le soir à la maison, on peut déjà commencer au boulot !!! Mais je vous rassure, les vins que je vais tester sont désalcoolisés (noté la différence, ce ne sont pas des vins sans alcools, on leur à juste retirer quelques degrés (pas plus de 2°) pour que nos petites dames de la ville puissent elle aussi se mettent la tête à l’envers sans penser aux kilos qu’elles vont prendre, ni au mal de crâne qu’elles auraient avec un bon gros rouge un peu trop charpenté à leur goût.) Et oui, le commerce et le marketing sont partout !!! Mais bon je m’en fous, je suis trop content…
Sur ce, je vous dis à la revoyure, puisque je rentre dans un mois. Peut-être que si j’en ai le courage, je vous raconterai d’autres histoires, d’ici là !!!


des rangées de culs, 



